Soundtrack: 8 Mile

1995. Banlieue de Détroit. Quartier chaud, miséreux. De là à classer ce film dans drame, il y a des kilomètres, voire des miles (Bon, ok… Celle-là, elle est supra moisie).

Les toilettes sordides du Shelter, un sweat à capuche, un échauffement de boxeur… Gros plan sur Jimmy Smith Jr. alias Rabbit, B.Rabbit ou encore Bunny Rabbit qui se prépare à engager le combat de sa vie, seule option pour fuir son marasme. Pour ça, il doit gagner des « battles » organisées par son ami David « Future » Porter (Mekhi Phifer), assisté de DJ Head.

Face à Lil’ Tic (Proof), l’angoisse le rattrape, la foule le hue, se moque, n’y croit pas. Déçu de l’accueil et surtout de lui-même, sous pression, il flanche et abandonne, incapable de sortir un mot.

Rien de neuf sous le soleil des scénarios. Ni plus ni moins que le fameux rêve américain. Vous y trouverez tous les clichés du genre.

1/ Le groupe de potes bffe de la zone 3-1-3, paumés et à peine matures, qui vivent encore chez leurs parents, par nécessité. Au chômage ou vivant de petits boulots, Rabbit, Future, Cheddar Bob (Evan Jones), Iz (De’Angelo Wilsonet Sol (Omar Benson Miller), cherchent à se faire une place au soleil. Rabbit bosse dans une usine digne des Temps Modernes où Xzibit, en premier, fait les frais de sa hargne.

2/ La mère célibataire (Kim Basinger) totalement larguée, un chouy’ portée sur la bouteille et accro au Bingo, qui vit dans un mobil-home pourri avec son petit ami, Greg (Michael Shannon), en qui elle place tous ses espoirs, au détriment de ses enfants. 

3/ Le sournois et déloyal, qui a toujours le bon plan, sur qui personne ne peut compter: Wink (Eugene Byrd). La girlfriend, Alex (Brittany Murphy), jeune femme prête à tout pour sortir de sa condition. À cause ou plutôt grâce à elle, plus question de se rabaisser. Elle lui insuffle fierté, défi et niaque.

4/ La bande rivale: les Free World’s Leaders.

Pour plus de crédibilité, le casting des adversaires a été fait dans les clubs de Détroit. Tous sont de vrais artistes. Tous, sauf… Pas encore dans sa peau d’Avengers, le Seigneur de la discipline, Papa Doc (Anthony Mackie).

5/ Le grand final, l’envol du Phoenix en trois rounds d’anthologie. Contre Lyckety-Splyt (Gerald L. “Strike” Sanders),

Lotto (Nashawn ‘Ox’ Breedlove) et finalement Papa Doc.

6/ Et pour finir… La magie, le splendide, le grandiose… Écrite pendant le tournage et Oscar de la meilleure chanson Originale: Lose Yourself, pure merveille que lui-même ne saurait égaler.

À voir ou revoir 🙂 Bonne soirée mes Zigos. Cheers!

MeloPζ

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